Accueil > Journal intime > détail de l'article
   
 
Tanzanie - Stonetown (Zanzibar)

de Lionel, le 09-10-2006
Tout seul

Après 8,5 mois passés 24h/24h avec Virginie, me voila seul dans le petit aéroport du Kilimandjaro en route vers Zanzibar. Pas d’appréhension, pas d’inquiétude malgré le fait d’être dans une contrée dont je ne maîtrise pas la langue. Je suis sur que je finirai par comprendre et par me faire comprendre. Certes mon anglais est excessivement médiocre pour ne pas dire inexistant, mais il me reste en recours la méthode méditerranéenne : l’usage des mains. L’avion est juste devant. L’embarquement est imminent. Pourtant pas d’excitation. Ce périple en Afrique m’a appris à ne plus vivre les évènements en avance. Je vais à Zanzibar car j’ai envie de sentir les cultures d’épices. Je vais à Zanzibar car j’ai envie de faire faire un peu de plongée dans le massif corallien. Je vais à Zanzibar car j’ai envie de voir cette étrange ville du nom de Stone Town.
Cette semaine, seul sans Virginie comme traductrice, sera peut être les prémices de futurs voyages. Ce sera en quelque sorte le baromètre de mes capacités à comprendre le monde qui m’entoure. Car voyager seul c’est très différent que de voyager à deux. Pour cela, la maîtrise de l’anglais par la suite s’avérera nécessaire pour certaines destinations.
J’y suis. Me voila dans l’avion. Cool ! J’ai une bonne place. Le hublot pour moi tout seul. Nous partons. Le prestigieux Kilimandjaro à la tête dans les nuages. Un peu comme moi. C’est un rêveur lui aussi. Le pilote entame son discours par la diffusion. C’est du swahili. Je ne comprends rien. Maintenant c’est en anglais. Je ne comprends pas d’avantage. Nous prenons de l’altitude. Vu d’en haut la terre est sèche, ridée. Plate à l’infini. De ci delà, quelques collines basses et pointues interrompent cette platitude. Elles sont comme des pustules sur une peau d’adolescent. Mais en plus beau. Puis d’un coup, surgit de nulle part, un lac tout en longueur. Contraste en couleur assuré. Puis une piste tracé à la règle coupe en deux la plaine. C’est impressionnant à quel point c’est droit. Je reste le nez collé au hublot. Cette vieille terre où l’homme serait apparu est encore sauvage. Depuis le départ, pas une seule ville ne trouble cette nature vierge. La plaine commence à faire place à une sorte de chaîne montagneuse. On devine des lacs aujourd’hui asséché n’attendant que la prochaine saison de pluie pour revivre. Voilà la cote, voilà l’océan Indien. Il y a si longtemps que je n’ai pas vu l’océan. Il est beau. Son calme est saisissant. Pas une vague. Il s’étend jusqu’à l’horizon. Je cherche l’île. Où es tu ? Ah ! Te voilà cachée dans la brume de chaleur. Tu apparais petit à petit. Nous n’avons plus beaucoup d’altitude. Sur la cote, les couleurs varient. Du bleu, l’océan passe au ton vert jade. Des bateaux semblent être posés là pour la carte postale. Magnifique !
Zanzibar me voilà ! Vas-tu m’envoûter comme l’a fait Djenné ? Vais-je tomber amoureux de tes charmes ? Inchallah…..

Offre d'emploi - Ajouter à vos favoris - Découvrez d'autres voyages - Créer un carnet de voyage
Copyright top-depart.com ©2002-2007 Tous droits réservés
- carnet-de-voyage.fr - Affiliation Voyage - Soutien Scolaire - Travel Blog - Forum voyage - Lonely Guide - Guide voyage